Ecouter le silence en soi c’est écouter le son de son âme.

Et si notre monde intérieur était comme une paire de lunettes avec lesqelles nous regardons le monde?

Agité(e) du bocal.

Parfois on peut se sentir agité. On ne tient pas en place. Dans la tête les idées se bousculent. Pourtant on est organisé : des « to do list » et un emploi du temps sous le coude, avec ça ça devrait le faire!

A ce quotidien viennent s’ajouter les imprévus, les coups durs, les relations… Et puis il y a notre environnement : la politique, l’économie, l’écologie, ect… Vous la sentez la pression monter? Cette tension dans votre ventre, dans les bras?

Je continue…

Ecoutez attentivement ce qui ce dit en arrière plan de toutes ces pensées habituelles. Est-ce que vous les entendez ces questions existantielles qui tournent en rond dans les profondeurs tel un banc de requins au fond de l’océan? « Est-ce que je suis heureux? Et si je changeais de travail? Ok mais pour faire quoi? Qu’est-ce que j’aimerais faire? Qu’est-ce que j’aime? Qui suis-je? ect… »

A ces pensées s’entremêlent les émotions. Un peu comme le vent qui fait bouger les branches des arbres elles peuvent être douces et agréables comme de véritables tempêtes. Pourtant elles ne font que passer, apportant avec elles une mine d’or d’informations sur nos besoins, nos limites, nos valeurs!

Faites du yoga!

Plus les pensées s’agitent dans notre tête plus nos émotions s’intensifient! Cette sensation d’être submergé est très désagréable et met notre corps en tension : les muscles se tendent, le coeur s’accélère, les hormones du stress sont libérées.

C’est marrant, je ne sais pas pour vous, mais moi dans ces moments, au lieu de me faire du bien, je vais avoir tendance à être davantage sur les écrans, m’endormir tard, rester dans le canapé, manger gras et sucré, parler beaucoup, ect… Bref tout ce qu’il y a de meilleur!

(Je fais l’impasse sur le quart d’heure culpabilité qui accompagne ce joyeux programme car il faudrait y consacré un article pour lui tout seul.)

Merci du conseil

Ha ce fameux « y’a qu’à, faut qu’on« … Ca va pas ? Y’a qu’à faire du sport! T’es stressé? Fais du yoga! Tu te sens mal? Arrête de fumer tu verras déjà ça ira mieux! Mange plus sainement… Autant de merveilleux conseils prodigués par nos proches et si on écoute bien, par notre petite voix intérieure. Et le pire c’est qu’ils ont raison!

Je m’explique…

Lorsque les pensées et les émotions semballent le stress nous envahit. Bizarrement dans cet état notre quotidien et notre environnement nous semblent agités, agressifs, anxiogènes : « c’est de la faute de mon mari, de mes enfants, de mes collègues, des pouvoirs publics, de la guerre, de l’inflation, de la mondialisation, des pauvres, des riches, des autres… Bref c’est de la faute de quelque chose d’extérieur à moi si je suis dans cet état! » La seule solution pour aller mieux c’est donc que quelque chose à l’extérieur de moi change. Et si cette idée était fausse?

Et si l’agitation extérieure (notre quotidien, nos relations, le monde dans le nous vivons) n’était que le reflet de ce qui se passe à l’intérieur?

Et si notre monde intérieur était comme une paire de lunettes avec lesqelles nous regardons le monde?

Et si nos pensées, nos émotions et notre état énergétique influençaient nos actes, nos paroles, notre regard?

Le calme après la tempête

Avant de vouloir changer de vie, avant de chercher à sauver le monde, avant de tout envoyer valser si on commençait par prendre conscience que tout ce qui nous stresse à l’extérieur n’est que le reflet d’un stress intérieur ; si on ouvrait les yeux sur notre capacité à créer les conditions dans lesquelles nous avons besoin de vivre ; si on se disait que toutes les réponses à nos questions sont là et n’attendent qu’une chose : être entendues?

Alors oui, faisons du yoga! Faisons du sport, faisons du jardinage, de la cuisine, de la méditation, du dessin, de la musique, de la photo, du bricolage! Quoi que ce soit faisons ce qui nous apaise. Allons chercher en nous cet espace de calme, de silence.

Simplifier sa vie, ralentir, attendre que ça passe, mettre de l’ordre, installer en soi, chez soi, la paix et l’harmonie pour qu’ensuite elles s’installent à l’extérieur de soi.

Le silence : le son de l’âme

Dans cet espace silencieux en nous-même nous y trouvons les réponses à nos questions, les solutions à nos problèmes. Le bruit des pensées et des émotions nous empêchent d’entendre la voix de notre âme qui nous guide sur notre chemin telle une boussole. Le silence est le son de l’âme.

Il ne s’agit pas ici de supprimer les pensées et les émotions mais de les calmer afin d’aller au delà! Ces dernières sont comme l’eau d’un lac. Agitées, elles troublent l’eau ce qui nous empêche de voir ce qu’il y a au fond. Apaisées, l’eau devient transparente et le fond peut nous apparaître…

Et qui sait, peut-être y a t-il un diamant au fonc de ce lac…

Anaëlle – Ana’Dzl

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